• Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Notre époque

Notre époque

Rebelote : La Grande Palabre à nouveau interdite

Envoyer Imprimer PDF

Chassez le naturel, il revient au galop, affirme un aphorisme bien connu.
Ce jeudi 30 juin 2022, à 12h33 mn, j'ai reçu la notification de l'interdiction de La Grande Palabre, prévue ce même jour à l'hôtel Franco de 14 à 18h.
Invité à le rencontrer, Monsieur le sous-préfet qui m'a reçu dans son bureau, à 12h34 mn, m'a fait comprendre qu'il a rapporté sa décision après avoir reçu des services de renseignement des informations faisant état d'un risque d'un trouble à l'ordre public. Au cours de l'entretien, qui a duré 40 minutes, il a évoqué le caractère sensible du thème de la discussion.
J'ai battu en brèche cette justification en lui rappelant que ce n'est pas le première fois que nous organisons une discussion publique sur cette thématique, mais également en lui faisant comprendre qu'il existe une jurisprudence Germinal en la matière, l'Etat du Cameroun, son prédécesseur et le sous préfet de Yaoundé 2

De quoi Marthe Zambo est-elle le symbole ?

Envoyer Imprimer PDF

Toute une vie de spectacles. Ce 19 aout et ce 1er septembre pourtant, elle a refusé de se donner en spectacle. Les micros étaient ouverts. Les cameras épiaient son sourire discret et charmeur. Mais, elle a préféré́ baisser la tete. Triste. Minée par la souffrance. Refusant que sa vie de scène s’achève sur une mise en scène. Sur une tauromachie cathodique, visant à assouvir les appétits voyeurs d’une génération impie.
Marthe Zambo Nyabanga ? Simplement, l’une des plus grandes chanteuses camerounaises vivantes - avec Rachel Tchoungui. 73 ans d’âge et 57 ans de carrière musicale. Une longévité́ aux antipodes du fast-food artistique, révélatrice de passion immarcescible autant que de talent intemporel. A l’aube de la décennie 1980, Manu Dibango retint 3 chanteuses dans l’anthologie « Fleurs musicales du Cameroun » : Anne Marie Nzié, Bebe Manga et Marthe Zambo. Il n’en reste qu’une. Dernière relique d’une génération de divas. Vestige ultime d’une époque où la musique exigeait bien plus de qualités qu’aligner onomatopées saccadées et contorsions lascives devant un appareil photo Reflex.
Marthe Zambo ? Une authentique

Mise à jour le Lundi, 21 Septembre 2020 21:25

Réunions publiques : L’Etat du Cameroun condamné dans les affaires l’opposant au journal Germinal

Envoyer Imprimer PDF

Jean-Bosco Talla : « Ces décisions paralysent les dérives des sous-préfets »

Le directeur de la publication de Germinal obtient deux décisions de justice historiques annulant les décisions des sous-préfets de Yaoundé 1 et 2 interdisant l’organisation des réunions publiques et condamnant l’Etat à verser à l’organe de presse qu’il dirige des dommages conséquents. Lisez plutôt !

Vous venez de remporter deux victoires historiques contre les sous-préfets de Yaoundé 1 et de Yaoundé 2é, en obtenant devant le tribunal administratif du Centre à Yaoundé, l’annulation des décisions qui interdisaient il y a cinq ans, l’organisation des réunions publiques par votre journal, Germinal... Racontez-nous ces cinq années de procédures.
En réalité, je ne sais pas si en quelques lignes, je peux raconter dans les détails ces cinq années épuisantes, éreintantes et ruineuses des procédures devant le tribunal administratif du centre à Yaoundé. Cependant, je peux faire une économie des procédures et au-delà indiquer les difficultés rencontrées. Comme vous le dites, le tribunal administratif du centre vient de rendre deux décisions historiques, annulant deux décisions des sous-préfets

Mise à jour le Vendredi, 22 Juillet 2022 09:08

Maurice Kamto, le MRC, le SDF et les partis d’opposition pris dans le piège électoral

Envoyer Imprimer PDF

S’ils ne prennent garde, s’ils ne transcendent pas leur égoïsme, leurs querelles de clocher, leurs clivages politiques et idéologiques et ouvrent incessamment des concertations en vue de la formation de coalitions électorales, les partis politiques de l’opposition iront une fois de plus à l’abattoir électoral le 9 février 2020. Alerte !!!
Maurice Kamto sera-t-il candidat à un poste électif lors des prochaines élections ? Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) prendra-t-il part aux élections législatives et municipales du 9 février 2020 ? Ces questions étaient sur les lèvres de nombreux observateurs, après la convocation, par le président de la République, Paul Biya, du corps électoral pour le dimanche 9 février 2020 à l’effet d’élire les députés à l’Assemblée nationale et des conseillers municipaux.
S’il est clair aujourd’hui que Maurice Kamto ne sera pas candidat, si on s’en tient aux propos du secrétaire général du MRC, Christopher Ndong, pour la formation politique qu’il dirige, il est évident que le MRC prendra part à ces élections. Selon le SG du MRC, la décision d’aller aux élections allait de soi.

Mise à jour le Lundi, 20 Janvier 2020 09:18

Jeunesse et drogues, l’avenir d’une nation en danger.

Envoyer Imprimer PDF

Le 1er février 2018, le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, lançait, comme ses pairs, une « campagne de sensibilisation des jeunes […] sur les méfaits du cannabis ». Cet acte pendulaire des autorités administratives s’inscrivait plus dans une logique médiatique que dans celle de la recherche des résultats en termes quantitatifs.
En levant un pan de voile sur ce fléau social aux conséquences inimaginables, les pouvoirs publics dont l’une des missions est de faire appliquer les lois et les règlements, avait cru agir avec une précision chirurgicale sur un fait social qui touche à la morale et à la santé publiques. Le caractère évanescent de cet acte tient à trois raisons principales.
Primo ; le déploiement pour la « sensibilisation » des jeunes semblait corroborer l’hypothèse de l’opportunité administrative. Aussi avons-nous été en droit de nous demander si une « semaine de la jeunesse » était suffisante pour prétendre atteindre des résultats escomptés.
Secundo, le problème des stupéfiants a été présenté d’un point de vue de ses « méfaits ».

Mise à jour le Dimanche, 19 Juillet 2020 18:07

Encore du grabuge et des bruits discordants au Manidem. Appel d'outre-tombe d'Abanda Kpama

Envoyer Imprimer PDF

Le 1 août 2017, dans une lettre adressée aux médias, le président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), a porté à la connaissance des journalistes le contenu des résolutions du Comité national de coordination (CNC), de ce parti politique réuni en session ordinaire, le 29 juillet 2017 à Mbankomo. À l’issue des assises, peut-on lire dans le dossier remis la presse, « Messieurs Ekane Anicet, Bedimo Kouo, Ketchateng Jean Baptiste et Nforgang Ngah Charles Cacharel sont suspendus de prise de parole en public au nom du Manidem tel que dûment constaté par l’exploit d’huissier ci-joint ».
Les griefs portés contre les intéressés sont nombreux et contenus dans le compte rendu de la CNC. La résolution n°4 indique : « Le CNC ayant constaté : le comportement méprisant et récidiviste des camarades pendant les réunions ; les accusations graves à l’endroit du camarade Ekané Anicet; accusations de nature à ternir l’image du parti, l’absence de démenti du camarade Ekane et le refus condescendant de ce dernier à répondre aux interpellations du parti

Laurent Gbagbo, ex-président ivoirien: j'accuse la France de Chirac et de Sarkozy

Envoyer Imprimer PDF

L’ancien président de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, en détention provisoire depuis 2011 à la Cour pénale internationale à La Haye, affirme dans un entretien exclusif à Mediapart que la France de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy, a systématiquement saboté sa présidence. Refusant une trop grande indépendance du pouvoir d’Abidjan, Paris n'a cessé d'œuvrer à son renversement.
La Haye (Pays-Bas), envoyée spéciale. – Les récentes mutineries de militaires en Côte d’Ivoire sont venues rappeler que le président Alassane Ouattara était arrivé au pouvoir, en 2011, en recourant aussi à des combattants mercenaires, dont certains avaient été engagés dès 2002 dans un coup d’État raté contre Laurent Gbagbo. Dans le processus qui a conduit Alassane Ouattara à être déclaré élu à la présidence ivoirienne, il y a eu un acteur majeur : la France. Pour beaucoup de citoyens d’Afrique francophone, son implication dans la crise politico-militaire qu’a traversée la Côte d’Ivoire de 2002 à 2011 est évidente, même si elle a toujours cherché à cacher ou à faire oublier son rôle.
Détenu depuis six ans à La Haye

Mise à jour le Dimanche, 19 Juillet 2020 18:02