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Manières de voir

Covidgate et sextape au Cameroun : soubresauts d’une trentenaire (dé)civilisation des mœurs

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L’erreur majeure à ne surtout pas commettre, mais que commettent pourtant plusieurs d’entre nous, est d’être des génies de surface en pinaillant et en glosant jours et nuits sur des phénomènes qui, respectivement sont des faits conjoncturels (covid-gate) et des faits évènementiels (sextape) en oubliant leur structure de fond à savoir la dynamique de long terme de (dé)civilisation trentenaire des mœurs enclenchée au sein de la société camerounaise au lendemain de la prise de pouvoir par le Renouveau national. C’est cette dynamique structurale et structurelle qu’il faut saisir et mettre en exergue si on veut être utile au pays. C’est à travers cette tendance lourde de fond qu’on peut comprendre à la fois les ressorts souterrains et les effluves sociopolitiques et éthiques des faits conjoncturels (covidgate) et évènementiels (sextape) au cœur de l’air du temps qui nous baigne depuis quelques semaines. À quel moment s’est fait le basculement du Cameroun dans la (dé)civilisation des mœurs ? Quelles sont les principales figures de celle-ci de 1982 à 2018 ? Quels en sont les nouvelles formes depuis la dernière élection présidentielle

Mise à jour le Mardi, 20 Juillet 2021 08:52

Coup d’éclat de la Cour constitutionnelle malienne : l’institution judiciaire est-elle encore au service de la démocratie ?

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La justice, c’est la valeur suprême, parce que, comme le disait Théognis à la fin du VIè siècle avant notre ère, « La justice renferme toute vertu ». Mais il y a la Justice avec grand « J » : elle transcende celle des hommes, se confond avec l’idéal pour les philosophes, et pour les croyants s’assimile à la justice divine. La justice avec petit « j », celle des hommes, est toute relative : elle est généralement ondoyante et diverse, dépendamment des époques, des lieux, des systèmes politiques. Bien sûr ici et là, elle s’efforce d’être plus ou moins impartiale, intègre, indépendante, et dans les meilleurs contextes, de s’élever pour se rapprocher de l’idéal.
En démocratie, la justice est instituée pour être la clé de voûte de tout le système. Pour cela, comme les autres institutions démocratiques, elle doit être légitime, c’est-à-dire émaner du peuple. En démocratie, elle se confond avec le droit, parce que le droit y est également l’émanation de la volonté du peuple à travers ses représentants élus, et sa légitimité

Mise à jour le Vendredi, 02 Juillet 2021 09:31

Archaïsme et ambiguïté de l’ethnie à l’origine du retard d’entrée dans la modernité de l’Afrique noire

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L’ethnie (ou la tribu) occupe une place dramatiquement conflictogène qui ne peut laisser indifférent tout Africain soucieux d’un avenir mieux loti qu’aujourd’hui, pour l’Etat africain postcolonial. Il n’y a pas un seul État subsaharien qui ne connaisse de conflits ethniques dont certains constituent de véritables drames humanitaires. Le professeur burundais Melchior Mbonimpa dans son livre de 1994, constate à cet égard :
« Il y a des tribus en Afrique. Il faut en tenir compte, ou mieux il faut compter avec elles. On ne peut démocratiser en faisant comme si la libre compétition des partis politiques rendait automatiquement caduc le conflit des tribus... Dans l’Afrique actuelle "la société sans tribus" n ’est qu ’une illusion de ceux qui sont fascinés par les raccourcis et pressés de jouir... Car le refoulement hystérique... qui pousse à ignorer ce qui crève les yeux (que la tribu est plus vivante que jamais, pour le meilleur et pour le pire), ne peut aboutir qu'au désastre» (1)
Une abondante littérature a été écrite sur l’ethnie en Afrique Noire postcoloniale sans pour autant

Mise à jour le Lundi, 24 Mai 2021 09:42

Marche du 22 septembre : le salut du Cameroun se situe en dehors de Paul Biya et de Maurice Kamto

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Le politique est un mode de régulation qui permet de stabiliser un espace sociétal conflictuel et instable. La politique y participe donc au sens où sont but est de donner du sens à une société en réussissant à faire cohabiter et à faire cheminer des hommes et des femmes qui ont des avis divergents et/ou contradictoires sur la communauté politique et son devenir. Dès lors, le pouvoir politique a pour objectif de rendre la vie meilleure afin qu’elle soit digne d’être vécue : le pouvoir politique doit servir la vie. Son rôle n’est pas de l’ôter, de l’insécuriser, de la vulnérabiliser et, encore moins, de la détruire. Les positionnements politiques du régime et du couple MRC-BAS par rapport à la marche du 22 septembre 2020 sont la preuve d’une faillite politique profonde au Cameroun. Cette faillite se manifeste par deux indicateurs :
Le premier indicateur est que les deux camps sont de moins en moins au service de la promotion d’une vie meilleure pour les Camerounais et les Camerounaises que d’une invitation de ceux-ci au

Mise à jour le Mardi, 02 Février 2021 09:14

Révolte/révolution : L’incontournable clarification

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Tout le monde ne vise pas la présidence. La plupart des vrais combattants veulent d'abord et avant tout un changement du cadre institutionnel.
Dans la conscience, les facultés qui sont touchées sont, au fond, l’intelligence et la volonté, c’est-à-dire la capacité de choisir en connaissance de cause.
En principe, avoir conscience c’est savoir si ce qu’on fait est bon ou mauvais. La conscience est donc un jugement.
Elle n’est cependant pas bien développée chez chaque homme : des hommes, de fait, souvent se laissent aveugler par leurs intérêts qui ne sont d’ailleurs pas toujours bien compris d’eux-mêmes. Ils en viennent alors, par leurs choix divers, à mettre en danger les autres, sans cesser de constituer une menace pour eux-mêmes, c’est-à-dire pour leurs propres intérêts bien compris.
À observer ces hommes, on s’avise de ce que l’intelligence multiplie la puissance, sans prodiguer la recette permettant d’en faire bon usage ; qu’on ne connaît pas les limites de l’intelligence, pas même celles de sa capacité de nuisance.  
À ces hommes capables de discerner le bien du mal,

Appel à contribution: De l’Opposition au Pouvoir d’Etat : que faire ?

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Après des échecs récurrents des formations et partis politiques de l’opposition aux différentes consultations électorales et face à la difficulté à accéder au pouvoir d’État au Cameroun, la rédaction de Germinal a décidé d’engager une réflexion sur la problématique de l’accession de l’opposition au pouvoir d’État au Cameroun, et dans une certaine mesure, dans certains États d’Afrique. Cette réflexion, qui a pour thème, De l’opposition au pouvoir d’État : que faire ?, sera publiée dans une édition spéciale de Germinal en fin juillet - début août 2020.
Si vous voulez participer à cette aventure et donner un coup de pouce intellectuel aux partis et formations politiques de l’opposition, vos contributions sont attendues au plus tard le 15 juillet 2020.
Longueur du texte 5300 mots, 32 000 -35 000 caractères, espaces compris.
Chaque contributeur devra joindre à son texte une note le présentant (225-250 mots).
Les thèmes de cette réflexion feront l’objet de trois discussions publiques dans le cadre de La Grande Palabre, après la période de confinement.
Contact téléphone/WhatsApp +237 677 31 48 98
emails : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. / Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Mise à jour le Mardi, 13 Avril 2021 09:30

Lettre ouverte à Jacques Fame Ndongo, mon frère

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Ce n’est pas sans pincement au cœur que je prends aujourd’hui la plume pour écrire à quelqu’un envers qui, pour avoir entretenu d’intenses et fructueuses relations professionnelles pendant de nombreuses années, j’éprouve pas mal de respect. Certes, c’est sur fond de suspicion que ma relation avec le collègue Jacques Fame Ndongo commença au début des années 1990. À l’époque, Célestin Monga et moi, avions organisé le retour au Cameroun de Mongo Beti dont l’exil n’avait que trop duré. Fame Ndongo, auteur d’une thèse sur l’œuvre de Mongo Beti mais aussi conseiller en communication du prince, se positionna du côté de ceux qui percevaient l’initiative comme un geste de sédition. Ce qu’il fit savoir dans une interview imaginaire qu’il publia dans le journal Le Patriote, attribuant à Mongo Beti une sévère critique de Mme Frances Cooke, alors ambassadrice des USA au Cameroun, soupçonnée de collusion avec les partis d’opposition. Plus tard, Mongo Beti fit la connaissance de l’ami Jacques Fame Ndongo lors d’une cérémonie organisèe par les Services Culturels de l’Ambassade du Canada à l’occasion de la sortie

Mise à jour le Lundi, 17 Août 2020 10:04

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