Le 30 novembre 2011, j’ai annoncé mon retrait de mes fonctions au sein du Gouvernement de la République.Maurice Kamto explique pourquoi il a démissionné et appelle à la renaissance du Cameroun
Le 30 novembre 2011, j’ai annoncé mon retrait de mes fonctions au sein du Gouvernement de la République.Et si Paul Biya quittait le pouvoir d'ici 2014!
En s’offrant un autre bail à la tête de l’État, sous le regard à la fois atterré et attendri de la communauté internationale, Paul Biya sait qu’il est surveillé et ne manque plus d’occasion pour afficher sa détermination à laisser des traces positives pour la postérité. Le temps lui est désormais compté. Le rendez-vous pris avec l’histoire l’oblige à sortir du bois à la manière d’un avant-centre combatif qui entend contenir l’adversaire dans ses cinq mètres cinquante. Une manière de garder et l’initiative des réussites et la main haute sur la partie qui se joue très serrée. Mais sept années suffiront-elles? Admettons que par extraordinaire, en déployant l’énergie du désespoir, il s’implique résolument à redresser le Cameroun sinistré et déstructuré par un laisser-faire éhonté. Ce ne serait pas une mince affaire. Il faudrait à tout prix dans l’urgence éviter de confondre précipitation et vitesse, surtout à un âge peu enclin à permettre des libertés avec des débauches d’énergie. Pour reprendre une expression bien camerounaise, l’acteur risque de mourir dans son propre film.
Affaire Enoh Meyomesse: Les zones d'ombre d'une enquête bâclée
Une enquête minutieuse permet-elle de démêler l'écheveau des intrigues autour d’une affaire qui fait couler encre et salive?La cour des visites de la prison centrale de Kondengui (Yaoundé) est encore bondée de monde ce jeudi 12 janvier 2012. Soudain, le reporter de Germinal qui vient de nouveau de franchir la grille qui sépare ce lieu de la cour d’honneur où est logée l’administration aperçoit, dans un coin non loin du hangar destiné à accueillir les visiteurs, Ndi Benoit, coaccusé d’Enoh Dieudonné, lui aussi incarcéré, dans ce lieu malfamé, depuis le 22 décembre 2011. Sandales aux pieds, chemise kaki à manches légèrement retroussées au niveau du poignet, pantalon velours noir troué au niveau du genou gauche, Ndi Benoît affiche un léger sourire quand il aperçoit le reporter de Germinal. Après quelques civilités, il n’hésite pas à remercier les médias et journalistes camerounais qui ont porté leur problème sur la place publique. « Sans les médias, on nous aurait envoyé au Kosovo », déclare-t-il. Aussi ne doute-t-il pas que les médias continueront
Enoh Meyomesse parle de son arrestation et de son incarcération

Très ému, celui qui est aujourd’hui présenté comme étant le chef d’un gang qui aurait perpétré
40 propositions pour changer Yaoundé
Les éléments ci-dessous complètent la seconde partie d`une note rédigée en octobre 2007 par Olivier Iyebi Mandjek, géographe et chercheur à la Fondation Paul Ango Ela (FPAE) de géopolitique en Afrique centrale, et moi même. Une première version [sensiblement différente de celle proposée aujourd’hui] a déjà été publiée par l’hebdomadaire Germinal, n° 29/2009 pages 10-11.Au départ il y a simplement une question : n’a-t-on vraiment jamais rien programmé pour contrôler le développement de nos cités ?! S`en suivent des idées. Des propositions. Des manières de "rêver" la ville. A vous de juger. Pour le futur de la ville capitale.
Nous devons tout d`abord nous accorder, en préambule, sur certains paradigmes et redire que la somme des effets néfastes des familles chassées de Ntaba ou des pseudo-commercants virés de l`avenue Kennedy, n’est point supérieure à la somme des erreurs et des risques qui ont précédé la démolition de leurs logements-installations. Il est indéniable que les actions de lutte contre le désordre urbain peuvent choquer par leur violence, certes, mais nous sommes désormais entrés dans un processus de prise de conscience qui signifie un changement d’optique :
Y'en a marre des jouisseurs qui nous gouvernent !
Le monde est en crise. Ailleurs, les dirigeants se tuent à la tâche, cherchent les voies et moyens de se tirer d’affaire. Chez nous, nos gouvernants jouissent de leurs privilèges et tant pis pour les citoyens. Il faut que ça change !Face à la crise économique, de nombreux pays européens ont décidé de réagir. Ils adoptent çà et là un train de mesures pour juguler le marasme économique actuel dans le vieux continent. En France, par exemple, le Premier ministre, François Fillon, a présenté le 7 novembre dernier un plan d’austérité dont le but, selon lui, est d'économiser 100 milliards d'euros pour arriver à zéro déficit d’ici 2016.
D’une part, le gouvernement français envisage l’augmentation des recettes de l’Etat à travers de nouveaux impôts et, d’autre part, la réduction des dépenses publiques. Parmi les mesures qui visent à diminuer le train de vie de l’Etat, on peut citer la décision symbolique de geler les salaires du chef de l’Etat et des ministres jusqu’en 2016.
Contrôle des médias : Le Renouveau couvre la presse de billets de banque pour acheter la paix
Le 19 octobre 2011, le journaliste Christophe Bobiokono révéle dans une enquête bien conduite que de nombreux patrons de presse (notamment des Directeurs de publication) avaient reçu de l'argent du Directeur du Cabinet si vil de la présidence de la République du Cameroun, M. Martin Belinga Eboutou; mais aussi du ministre camerounais en charge de la Communication et porte-parole du gouvernement, M. Issa Tchiroma. Parmi les acteurs cités dans cette enquête , un nom apparaissait et qui surprenait plus d'un journaliste: celui de Njawé Ombede Jules (fils du défunt Pius Njawé). En réaction à l'enquête de Bobiokono, Jules Njawé a servi un droit de réponse au quotidien L'Actu et au journal L'Equation (droit de réponse repris par le site camer.be) La réaction, ci-dessous, de Christophe Bobiokono s'est pas faite attendre. Visiblement, Christophe Bobiokono à mis le doigt dans la plaie.Christophe Bobiokono répond à Jules Ombebe Njawé
Monsieur le Directeur de la publication,
J’ai reçu quelques gentillesses à travers un texte paru dans L’Actu,
« Le Biyaïsme », l’électoralisme et la démocratie camerounaise
Dans un écosystème socio-politique, le temps est une des choses qui lie un régime au peuple, au politique et à l’idéal démocratique. Il est le médium par et à travers lequel on saisit la nature profonde d’un régime, le lien qui s’établie entre celui-ci et le peuple puis, ce que son règne, en longue période, fait du politique et de l’idéal démocratique.Paul Biya et la nouvelle Dynamite
Ceux des Camerounais et observateurs qui se sont rendus au Palais des Congrès de Yaoundé les 15 et le 16 septembre 2011 afin d’assister au 3ème congrès ordinaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) et/ou qui ont écouté, à l’ouverture des assises, Paul Biya, président national de cette formation politique et chef de l’État, ont probablement été marqués par la tonalité des propos qui voguaient entre l’invective, la véhémence, la menace et la lucidité.Le ton est donné quand le monarque présidentiel rudoie ses contempteurs et adversaires politiques en leur donnant tous les noms d’oiseaux. Ils sont soit des « champions de la critique pour la critique » qu’il veut chagriner, soit « ceux qui ne voient que le mal partout », soit des « ténors de la péroraison creuse » et, soit enfin des « bonimenteurs du chaos ». Des propos d’un adolescent de 80 ans qui injurie ses compatriotes qui ont pourtant des bonnes raisons de se plaindre de sa gestion catastrophique du patrimoine commun. L’homme-lion, en injuriant les Camerounais, ne
Canal Presse fait paniquer Etoudi
Les invités de l’émission Canal Presse ont été séquestrés par le Directeur régional de Canal 2 International qui avait reçu de nombreux coups de fil venant de la présidence de la république au cours et après l’émission dominicale du dimanche 18 septembre 2011. Le régime de Paul Biya multiplie des signes de fébrilité.Snh: Adolphe Moudiki n'en peut plus
Comme tout le monde le sait, chaque chose a une fin. Même Paul Biya, à 80 printemps sonné, le sait. Lui qui, en 2004, donnait 20 ans à ceux qui le donnaient pour mort et souhaitaient assister à ses obsèques et funérailles. 7 années se sont écoulées. Même très fatigué de se reposer à Etoudi, il estime qu’il est toujours l’homme de la situation. Ses thuriféraires aussi. C’est la raison pour laquelle il briguera un nouveau mandat de 7 ans pour parachever le travail de destruction du Cameroun qu’il a commencé le 06 novembre 1982, soutiennent ses contempteurs de l’opposition alimentaire.L’Homme-Lion, si on en croit La Lettre du Continent, ne serait pas insensible au calvaire que vit Adophe Moudiki. Peut-être que pour le Roi du Cameroun, l’actuel Administrateur directeur général de la Snh ne serait plus l’homme de la situation pour cette entreprise. Fatigué et diminué - des mauvaises langues affirment qu’il serait devenu grabataire - il ne viendrait plus au bureau depuis bien longtemps.
Le prix de la vérité
Le lecteur qui tient Germinal pour la première fois dans ses mains est tout de suite frappé par l’expression Le prix de la vérité. Cette expression simple résume en quelques mots le message que nous voulons délivrer. Elle traduit le degré de notre engagement et marque notre volonté de répondre de nos actes et actions ou des actions des personnes à notre charge. Pour nous, la compréhension de cette expression doit moins être littérale que métaphorique. Que ce soit dans les débats, les discussions, la recherche, l’aveu, les enquêtes et autres reportages le « prix de la vérité définit alors l’honnêteté ou le courage qu’exige de nous […] l’affirmation ou la reconnaissance des faits avérés, c’est-à -dire le refus du mensonge » (Marcel Hénaff, 2002 :15). Quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, quoi qu’il advienne, nous n’aurons qu’une passion, celle de la lumière, au nom de nos lecteurs, du peuple camerounais et de l’humanité qui ont tant souffert, qui continuent de souffrir, et qui ont droit au bonheur (Zola),
Pourquoi Paul Biya est une pire catastrophe pour le Cameroun
Bientôt 30 ans au pouvoir. Cela ne lui a pas suffi pour étaler son incapacité et son incompétence. Hisser son pays au rang des grandes nations qui comptent dans l’échiquier mondial. Pays paradoxalement riche, tant en ressource humaine que matérielle. Non content de s’être maintenu contre vents et marées par la ruse et imposé par la roublardise, il s’apprête à renouveler un autre bail de sept ans à la tête de son pays. En s’appuyant, non sur un bilan satisfaisant, mais sur un autre coup de poker menteur, en jurant par ses récentes décisions, (route Bafang-Nkonjock et autres chantiers du même tonneau…) de faire, en un ultime septennat, ce que trois autres avant, n’ont pu le décider à faire ce pour quoi il est le président de la République, à savoir apaiser les souffrances de ses compatriotes. A défaut de leur apporter la prospérité à laquelle ses slogans de rigueur et de moralisation avaient fait croire à l’entame de son pouvoir, c'est une nouvelle longue marche vers l’enfer des Camerounais qui s'amorce.
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