Arrêté et placé en détention préventive à la prison centrale Yaoundé (Kondengui) dans l’ « affaire Albatros », l’ex-premier ministre, Inoni Éphraïm, a déféré, le 24 avril 2012, à la convocation de Pascal Magnaguemabe, juge d’instruction près le tribunal de grande instance du Mfoundi. L’ex-ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya également impliqué dans cette affaire et lui aussi en détention préventive dans le même pénitencier a, quant à lui, refusé de se présenter devant ce juge d’instruction qu’il récuse et accuse de partialité.
Selon le conseil de l’ex-secrétaire général de la présidence de la République, celui-ci a déposé le 16 avril 2012, conformément au Code de procédure pénale, une demande de récusation du juge d’instruction Pascal Magnaguemabe auprès du procureur près le tribunal de grande instance du Mfoundi. Dans cette correspondance, l’ex-Sgpr affirme qu’après l’ouverture des enquêtes judiciaires relatives à l’acquisition de l’aéronef présidentiel, il avait, «par acquit de conscience », sollicité du président de la République d’être également entendu par la Justice afin d’apporter son témoignage
Marafa Hamidou Yaya récuse le juge d’instruction
La réforme du système électoral camerounais
Les systèmes électoraux sont en perpétuelle évolution. L’une des raisons en est qu’aucun système ne peut satisfaire tous les critères. Il faut, là encore, faire des compromis. En choisissant un système, on privilégie certaines valeurs au détriment d’autres.» Robert Dahl, De la démocratie, Yale, Nouveaux horizons, 1998, p. 125.
Gouvernance: Etoudi, le Centre de l'Inertie
Paul Biya, le cœur de l’inertie au Cameroun
Paul Biya a souvent décrié l’inertie dans la marche des affaires publiques. Pourtant, il est le premier responsable des maux qui minent le pays. Parce que toujours en courts séjours privés au Cameroun.
Au cours d’un conseil ministériel réuni le 3 juillet 2008, quelques jours après avoir limogé le Premier ministre et quelques autres personnalités de son gouvernement d’une soixantaine de membres, Paul Biya a vertement tancé toute son équipe. L’annonce même de cette réunion du gouvernement augurait de cette colère du président, qui ne réunit presque jamais son équipe. « Les résultats obtenus n’ont pas été à la hauteur de toutes nos attentes. Il était donc nécessaire de se demander pourquoi, d’identifier les obstacles rencontrés et d’en tirer les leçons », a-t-il expliqué dès l’entame de ce conseil ministériel. le président de la République n’a pas eu de mots assez durs : « Certes, la crise mondiale qui a atteint le Cameroun il y a quelques mois, a compliqué notre tâche. [...] Mais la crise n’explique pas tout. Globalement en effet, notre économie
Ces sous-préfets français qui gouvernent en Afrique
Sous-préfets français d'Afrique ou dirigeants souverains
C’est l’observation que Calixte Baniafouna fait de la faune de dinosaures au pouvoir dans le précarré français. Le chef de l’État français recrute en Afrique des dirigeants qu’il installe au pouvoir, soutient dans l’exercice de leurs fonctions et protège par des interventions armées en temps de crise.
Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville doit son retour au pouvoir en 1997 à la France. Sa guerre de reconquête menée contre le président élu Pascal Lissouba n’aurait jamais eu lieu sans le soutien de l’Élysée, pas plus qu’elle n’aurait fait autant de morts et détruit le pays.
L’Ivoirien Laurent Gbagbo aurait fait l’économie d’une guerre civile dans son pays sans le magistral montage par la France d’une rébellion dans le nord, équipée et dressée contre les institutions en place pour chasser du pouvoir le président élu qu’il était.
C’est contre la volonté du peuple tchadien que la France, grâce à l’appui des présidents successifs à l’Élysée soutient le régime d’Idriss Deby au Tchad. Au Togo la gestion de la crise de succession de feu Gnassingbe Eyadéma
Comment les multinationales spolient les petits paysans
Les entreprises industrielles tuent l’agriculture familiale dans plusieurs régions du Cameroun.En décembre dernier, l’Institut africain pour le développement économique et social (Inades-formation Cameroun) et la Coalition d’organisations de la société civile de lutte contre l’accaparement des terres au Cameroun (Colat) organisaient un atelier national sur les résultats d’une étude sur le phénomène de l’accaparement des terres au Cameroun. Et les ONG étaient arrivées, dans leurs conclusions, que ce phénomène a des effets négatifs sur l’agriculture familiale camerounaise qui nourrit plus de 80% de Camerounais.
C’est que l’accaparement de terres, que ces Ong définissent comme étant l’acquisition, par des acteurs publics ou privés, étrangers ou nationaux, de droits sur de grandes surfaces de terres arables -en vue d’y développer une agriculture de type industrielle dans le but de produire des denrées alimentaires ou des agro carburants destinés principalement à l’exportation- est une vraie plaie pour l’agriculture familiale camerounaise.
Et selon Inades formation et Cie, « au Cameroun, l’agriculture familiale représente l’un des piliers de l’économie nationale, cette agriculture est la troisième contribution
« En avant, la République des horreurs, marche ! ».
Une petite fille de 17 ans, orpheline, s’est vue dépouillée de l’enfant qu’elle venait de mettre au monde à l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso à Yaoundé, et cette monstruosité a duré six mois. Six mois d’enfer au cours desquels la petite Tchatchoua Vanessa – peu importe son nom - a vécu l’enfer sur terre, accrochée de toutes ses forces à un lit d’hôpital qu’elle a squatté désespérément, violentée, humiliée, affamée par les responsables de cette enclave (in)hospitalière apparemment au-dessus de tout soupçon, harcelée par des « féroces » de l’ordre certainement apparemment stipendiées. Six longs mois au cours desquels son Golgotha, rapporté par quelques médias, n’a ému ni les autorités de l’Etat, ni les hommes politiques du pouvoir comme de l’opposition, pas même les autorités dites morales pourtant habituellement intarissables quand il faut prêcher pour la paix, pour une paix sans justice ! Devant cette tragédie humaine poignante, sans doute parce qu’elle ne touchait qu’une pauvre fille de rien, une Camerounaise sans feu ni lieu, même les organisations de défenseMaurice Kamto explique pourquoi il a démissionné et appelle à la renaissance du Cameroun
Le 30 novembre 2011, j’ai annoncé mon retrait de mes fonctions au sein du Gouvernement de la République.Et si Paul Biya quittait le pouvoir d'ici 2014!
Longévité : le septennat du désespoir
En s’offrant un autre bail à la tête de l’État, sous le regard à la fois atterré et attendri de la communauté internationale, Paul Biya sait qu’il est surveillé et ne manque plus d’occasion pour afficher sa détermination à laisser des traces positives pour la postérité. Le temps lui est désormais compté. Le rendez-vous pris avec l’histoire l’oblige à sortir du bois à la manière d’un avant-centre combatif qui entend contenir l’adversaire dans ses cinq mètres cinquante. Une manière de garder et l’initiative des réussites et la main haute sur la partie qui se joue très serrée. Mais sept années suffiront-elles? Admettons que par extraordinaire, en déployant l’énergie du désespoir, il s’implique résolument à redresser le Cameroun sinistré et déstructuré par un laisser-faire éhonté. Ce ne serait pas une mince affaire. Il faudrait à tout prix dans l’urgence éviter de confondre précipitation et vitesse, surtout à un âge peu enclin à permettre des libertés avec des débauches d’énergie. Pour reprendre une expression bien camerounaise, l’acteur risque de mourir dans son propre film.
Affaire Enoh Meyomesse: Les zones d'ombre d'une enquête bâclée
Une enquête minutieuse permet-elle de démêler l'écheveau des intrigues autour d’une affaire qui fait couler encre et salive?La cour des visites de la prison centrale de Kondengui (Yaoundé) est encore bondée de monde ce jeudi 12 janvier 2012. Soudain, le reporter de Germinal qui vient de nouveau de franchir la grille qui sépare ce lieu de la cour d’honneur où est logée l’administration aperçoit, dans un coin non loin du hangar destiné à accueillir les visiteurs, Ndi Benoit, coaccusé d’Enoh Dieudonné, lui aussi incarcéré, dans ce lieu malfamé, depuis le 22 décembre 2011. Sandales aux pieds, chemise kaki à manches légèrement retroussées au niveau du poignet, pantalon velours noir troué au niveau du genou gauche, Ndi Benoît affiche un léger sourire quand il aperçoit le reporter de Germinal. Après quelques civilités, il n’hésite pas à remercier les médias et journalistes camerounais qui ont porté leur problème sur la place publique. « Sans les médias, on nous aurait envoyé au Kosovo », déclare-t-il. Aussi ne doute-t-il pas que les médias continueront
Enoh Meyomesse parle de son arrestation et de son incarcération

L'air un peu hagard, un peu amaigris, cheveux grisâtres, chemisette rayée tachetée, pantalon légèrement sombre et sandales aux pieds, Enoh Dieudonné, alias Enoh Meyomesse, affiche un léger sourire et un visage radieux lorsque, sortant de la cellule de passage où il est logé depuis le 22 décembre 2011 , il aperçoit dans un angle de la cour des visites de la prison centrale de Kondengui, le reporter de Germinal qui venait juste de franchir la grille qui sépare ce lieu de la cour de cérémonie où est logée l’administration de ce pénitencier malfamé de la capitale politique du Cameroun. Du coup un gardien de prison se rapproche du reporter et essaie d’écouter discrètement ce qu’il dit au nouveau pensionnaire. Il ne cesse d’ailleurs de les regarder à la dérobée. Comme tous les dimanches, les mardi et les jeudis de chaque semaine, jours consacrés aux visites, cette cour des visites grouille de monde ce jeudi 29 décembre 2011.
Très ému, celui qui est aujourd’hui présenté comme étant le chef d’un gang qui aurait perpétré
40 propositions pour changer Yaoundé
Les éléments ci-dessous complètent la seconde partie d`une note rédigée en octobre 2007 par Olivier Iyebi Mandjek, géographe et chercheur à la Fondation Paul Ango Ela (FPAE) de géopolitique en Afrique centrale, et moi même. Une première version [sensiblement différente de celle proposée aujourd’hui] a déjà été publiée par l’hebdomadaire Germinal, n° 29/2009 pages 10-11.
Au départ il y a simplement une question : n’a-t-on vraiment jamais rien programmé pour contrôler le développement de nos cités ?! S`en suivent des idées. Des propositions. Des manières de "rêver" la ville. A vous de juger. Pour le futur de la ville capitale.
Nous devons tout d`abord nous accorder, en préambule, sur certains paradigmes et redire que la somme des effets néfastes des familles chassées de Ntaba ou des pseudo-commercants virés de l`avenue Kennedy, n’est point supérieure à la somme des erreurs et des risques qui ont précédé la démolition de leurs logements-installations. Il est indéniable que les actions de lutte contre le désordre urbain peuvent choquer par leur violence, certes, mais nous sommes désormais entrés dans un processus de prise de conscience qui signifie un changement d’optique :
Y'en a marre des jouisseurs qui nous gouvernent !
Le monde est en crise. Ailleurs, les dirigeants se tuent à la tâche, cherchent les voies et moyens de se tirer d’affaire. Chez nous, nos gouvernants jouissent de leurs privilèges et tant pis pour les citoyens. Il faut que ça change !Face à la crise économique, de nombreux pays européens ont décidé de réagir. Ils adoptent çà et là un train de mesures pour juguler le marasme économique actuel dans le vieux continent. En France, par exemple, le Premier ministre, François Fillon, a présenté le 7 novembre dernier un plan d’austérité dont le but, selon lui, est d'économiser 100 milliards d'euros pour arriver à zéro déficit d’ici 2016.
D’une part, le gouvernement français envisage l’augmentation des recettes de l’Etat à travers de nouveaux impôts et, d’autre part, la réduction des dépenses publiques. Parmi les mesures qui visent à diminuer le train de vie de l’Etat, on peut citer la décision symbolique de geler les salaires du chef de l’Etat et des ministres jusqu’en 2016.
Contrôle des médias : Le Renouveau couvre la presse de billets de banque pour acheter la paix
Le fils Njawé au cœur d’un réseau de corruption des médias
Le 19 octobre 2011, le journaliste Christophe Bobiokono révéle dans une enquête bien conduite que de nombreux patrons de presse (notamment des Directeurs de publication) avaient reçu de l'argent du Directeur du Cabinet si vil de la présidence de la République du Cameroun, M. Martin Belinga Eboutou; mais aussi du ministre camerounais en charge de la Communication et porte-parole du gouvernement, M. Issa Tchiroma. Parmi les acteurs cités dans cette enquête , un nom apparaissait et qui surprenait plus d'un journaliste: celui de Njawé Ombede Jules (fils du défunt Pius Njawé). En réaction à l'enquête de Bobiokono, Jules Njawé a servi un droit de réponse au quotidien L'Actu et au journal L'Equation (droit de réponse repris par le site camer.be) La réaction, ci-dessous, de Christophe Bobiokono s'est pas faite attendre. Visiblement, Christophe Bobiokono à mis le doigt dans la plaie.
Monsieur le Directeur de la publication,
J’ai reçu quelques gentillesses à travers un texte paru
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